
C’est LA crise web de ce début d’année.
Le 16 Mars dernier, Greenpeace publie un rapport sur la déforestation en Indonésie, dans lequel l’ONG incrimine le Groupe Suisse Nestlé.
Le texte est accompagné d’un clip viral parodiant une publicité Kit-kat, que Nestlé fait immédiatement retirer de Youtube pour cause de violation de copyright. Greenpeace crie à la censure sur les réseaux sociaux et re-publie la vidéo sur Vimeo, et commence à poster des commentaires négatifs sur la page Facebook du Groupe (8 000 fans), la vidéo sera vue 900 000 fois : c’est ce qu’on appelle l’effet “Streisand”
Les utilisateurs de Facebook emboîtent le pas à l’ONG, et postent à leurs tours des commentaires critiques à l’égard de l’acte de censure de la multinationale, tout en affichant en image profil des logos KitKat détourné en « Killer ».
L’erreur de Nestlé, là où on aurait pu être en droit d’attendre de leur part de l’humilité, a été de ne donner que des réponses autoritaires, sèches et méprisantes.

C’est finalement au bout du troisième jour que cette dernière publiera ses excuses sur Facebook et Twitter quant à sa façon de gérer les critiques, tandis que les posts anti-Nestlé continueront de pleuvoir sur la page du Groupe. La vidéo “Killer” aura été visionnée plus de 900 000 fois.
Si ce cas illustre bien les effets qu’une campagne de web-guérilla bien menée peut avoir sur une marque, c’est surtout une parfaite démonstration de l’impact du web social en matière d’opinion et de réputation.
Il est clair que la réaction de Nestlé durant cette crise est allée à l’encontre de tous les principes qui régissent les médias sociaux : censure, menaces, discours unilatéral, autoritaire et méprisant… et ce qui aurait pu être pour Nestlé l’occasion de résoudre un problème et d’améliorer son image de marque, s’est finalement soldé par une polémique mondiale, ainsi qu’un cours de bourse affecté.
Espérons que les marques tireront des leçons de cette crise et qu’elles sauront faire une utilisation intelligente et adaptée des médias sociaux.
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